On pourrait croire que l’intitulé de ce billet annonce le libelle acide de quelque plaideur relancé par des humeurs picrocholines à la lecture d’un jugement mal motivé. C’est pourtant à peu de choses -et l’esprit taquin fera le reste- le compte-rendu qu’il faut faire de la décision du Conseil constitutionnel de ce 4 mai 2012.
Qui n’a pas mille fois entendu l’emportement qui place certains juges consulaires plus proches du café du commerce que du tribunal de commerce ? Qui ne se souvient pas du rapport de la commission parlementaire qui, en 1998, avait peu épargné le crédit des tribunaux de commerce ? Qui n’a jamais entendu parler de la crainte de « plaider à l’extérieur » et du soupçon dont se départissent mal ceux qui sont jugés par les commerçants de la place de leur adversaire ? Lire la suite
