Version JMGA - Le blog du Cabinet Jakubowicz Mallet-Guy et Associés

Assez de Cassez !

Florence Cassez est libre et a retrouvé les siens. Voilà  une bien bonne nouvelle en ce début d’année, tant il est vrai qu’on ne peut que se réjouir quand un prisonnier dont les droits ont été bafoués retrouve la liberté.

 

Mais n’en avons nous pas trop fait à l’occasion de cette libération ? La liesse nationale ponctuée par une réception à l’Elysée par le Président in personam, avec accueil sur le perron par la “première dame de France”, était elle bien justifiée ? Lire la suite

Le droit à la fin du monde

Convenons que le titre de ce billet comporte une équivoque en ce qu’il répond à un double sens. On peut d’abord comprendre : que serait le droit -existerait-il encore un droit- à la fin du monde ? Mais l’exégète dirait encore, en contemplant l’engouement pour l’hypothèse de la fin du monde du 21 décembre 2012, existe-t-il un « droit à » la fin du monde, un droit créance, comme on dit qu’il existe un droit à la vie, un droit au logement, un droit au bonheur … ?

 

Dans une chanson de 1974, Yves Simon interpellait : « Monsieur Lester Young, si une bombe atomique tombait sur New York, que feriez-vous? -J´briserais la vitrine de chez Tiffany et j’piquerais tous les bijoux. » Lire la suite

Les peines planchers et l’erreur du menuisier

Quand on demande pourquoi l’emplacement du représentant du Parquet est plus haut que celui de la défense dans les salles d’audience, il est coutume d’en imputer la responsabilité à une “erreur du menuisier”.  Tout est finalement affaire de menuiserie en matière judiciaire: le Parquet, les peines planchers et même la langue de bois…

 

Si cette dernière a encore de beaux jours devant elle, ceux des peines planchers sont  assurément comptés. La nouvelle Garde des Sceaux devrait en annoncer la fin programmée dans la circulaire qu’elle s’apprête à diffuser dans les juridictions pour marquer “sa” politique pénale. Lire la suite

Des moyens pour la Justice

Au lendemain de l’effroyable assassinat de la jeune Agnès au Chambon sur Lignon (haut lieu de la résistance pendant la secondaire guerre mondiale), les ministres de la République se sont succédés sur les chaines de télévision, le premier d’entre eux en tête, pour reconnaitre les dysfonctionnements de l’institution judiciaire.

Ainsi le bon vieil adage “faute avouée à demi pardonnée” continue t’il a tenir lieu de système de gouvernance en la matière. On nous avait pourtant promis, après le cataclysme occasionné par l’affaire d’Outreau que la leçon avait été entendue et les enseignements tirés. Car ne nous leurrons pas, d’un drame à l’autre, la principale cause de ces dysfonctionnements est la même : Lire la suite